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28 plantes médicinales : Comment créer un jardin botanique ?

28 plantes médicinales dans son jardin botanique

Où implanter son jardin botanique ?

Nous pouvons tous créer un jardin botanique, avec des plantes médicinales, pourvu que nous ayons un jardin potager, un verger. Ça marche aussi avec des pots, jardinières et balconnières, tant que vous aimez travailler la terre et les plantes.

Comment créer un jardin botanique à plantes médicinales ?

Pour commencer son jardin botanique, rien de plus simple : pensez à la permaculture !
C’est autrement dit le jardin que faisaient nos grand-parents.
Il suffit d’avoir du temps et une bonne dose « d’huile de coude ».
Pour résumer : zéro produits chimiques et zéro machines (à moins que vous vouliez travailler un grand jardin botanique). Tout est faisable, du moment que l’on veut s’impliquer.
Un environnement magique où vos plantes médicinales s’épanouiront
Notre jardin, est un lieu magique : il permet de nous ressourcer, nous concentrer, y méditer… C’est en quelque sorte notre meilleur ami. Il nous apprend à observer l’évolution et les besoins des plantes médicinales, qui sauront nous aider au quotidien, en cuisine ou en remède.

Voici donc les 28 plantes médicinales que j’ai dans mon jardin botanique et dont je vous livre les secrets :

Le Thym , facile à adapter en jardinière.

Connu de tous, surtout dans le Sud de France, cette plante s’adapte aux sécheresses estivales.
Elle fleurie vers mai-juin, il est alors temps d’en couper les hampes florales et de les mettre à sécher pour les conserver car c’est à ce moment là qu’elles dégagent le plus leur parfum aromatique.
Ses feuilles sont consommées l’été, sur les grillades, au chant des cigales. L’hiver plutôt dans un plat en sauce ; si ce n’est en infusion contre les rhumes. C’est une très bonne digestive qui garantit le maintien de notre flore intestinale (huile essentielle ici).

À savoir :

Plantes médicinales, cela signifie que les principes actifs contenus dans la plantes viennent au profit de notre santé. Cela prouve bien que les plantes médicinales font partie de notre alimentation santé.
De la même manière : nous pouvons affirmer que, ce que nous mangeons (ou buvons) contribue à maintenir notre santé optimale. A condition que notre nourriture soit la plus saine possible. Et là encore, seul le jardin botanique que nous avons mis en place peut nous le garantir.
Ainsi, vous l’aurez compris : de la qualité de nos aliments dépend notre santé !

Le Romarin, draineur du foie :

Souvent apprécié des paysagistes, il couvre les murailles. Nous le préférons ici pour ses qualités pour nettoyer le foie. Très anti-oxydant, le romarin évite le vieillissement prématuré de nos cellules. Nos grand-mères l’avaient bien compris. De plus, il lutte efficacement contre les pertes de mémoires. Une panacée !

La Sauge, plantes de la femme :

Plutôt celle dite officinale : aux larges feuilles grises argentées. Précisons qu’en huile essentielle nous utiliserons la sauge sclarée, bien moins riche en thuyone. Elle est salvatrice. Quelques feuilles de sauge permettent une meilleure digestion des féculents une fois cuits. Peut être consommée en infusion contre les bouffées de chaleur liés à la ménopause. En bain de bouche contre les aphtes… et bain de pieds contre les odeurs…

Le Basilic, recette Pesto :

Mon préféré : le grand vert ! Faire un pesto, un véritable régal ! Quelques fleurs dans une salade de tomates. Ses feuilles séchées et conservées jusqu’à l’hiver pour les soupes de légumes. Outre cela, c’est une des grandes plantes médicinales : l’antispasmodique digestif par excellence !

Recette du pesto au basilic :

  • ½ verre de pignons de pin,
  • un mug (200ml) de feuilles fraîches de basilic
  • une dent d’ail
  • ½ verre de parmesan
  • sel et poivre à discrétion
  • mixer le tout (ou on écrase dans un mortier, à l’ancienne)
  • on ajoute petit à petit de l’huile d’olive, l’équivalent d’un mug

Bonne appétit ! N’hésitez pas à me laisser votre commentaire !

Le Laurier, aide à la digestion :

Dit Noble, celui dont nous mettons quelques feuilles dans nos pommes de terre à bouillir, par exemple. Il aide à digérer dans les repas trop copieux en « aigo bolido ». Parfume les daubes et ragoûts. Son huile essentielle est multi-usage, et olfactivement ouvre à la confiance en soi.

La Sarriette, désinfectant urinaire :

Cousine du thym, avec un goût assez proche. La sarriette s’utilise de la même manière. En vérité, tant en cuisine qu’en huile essentielle, elle contribue au bon fonctionnement digestif et urinaire. Elle protège la flore intestinale et est aussi une grande antiseptique urinaire. Peu connue, mais à ne pas négliger !

Le Serpolet, l’ami des fromages de chèvres :

Avec ses petites feuilles, plutôt rondes, elle est la reine des plantes aromatiques sur les fromages de chèvres. Il faut reconnaître que ses deux aliments ensemble se marient très bien. Aussi, il est préférable d’attendre quelques jours avant de les consommer. Nul doute que les fromages n’en seront que meilleurs.

Le Persil, riche en fer :

Pour Madame en période de menstruation. Riche en vitamine C et anti-oxydant, fer, potassium et magnésium notamment. Mâché il évite la mauvaise haleine. Une des plantes médicinales importantes à avoir dans son jardin botanique.

Les Soucis, apaisant cutané :

Jusqu’ici les plantes médicinales faisaient parties de notre alimentation santé. Là, les soucis des jardins, ou plus communément appelés Calendula, sont utilisés en préparation huileuse. Il suffit de prendre pour exemple le macérat huileux de Calendula, qui apaise, une fois appliqué sur la peau, les inflammations et irritations cutanées. Comme quoi, il est nécessaire d’en avoir toujours dans son jardin botanique.

Le Millepertuis, réduit le stress :

Comparé à la fleur du soucis, le Millepertuis fournit un très bon macérat huileux solaire, au même titre que le Calendula. A la différence que ce dernier apaise les nerfs et tous les troubles qui en découlent : de la sciatique à la dépression.

L’Ail, vermifuge et draineur veineux :

A juste titre, l’Ail a tout à fait sa place dans mon jardin botanique et m’aide de différentes façons. Tout d’abord, c’est une plante prioritaire de mon alimentation santé. Bien que son goût reste en bouche, l’ail possède des vertus tant vermifuge que circulatoire sanguine. Dans mon potager, elle est celle qui va m’aider d’une part pour faire fuir les insectes nuisibles et d’autre part parce que c’est un bon engrais naturel.

Zéro Chimique :

Arrêtons-nous un instant, pour revenir à notre introduction du zéro chimique.
Comment faisons-nous, dans ce cas là, allez-vous me dire ?
Simple comme bonjour !
Toutes vos plantes, quelles qu’elles soient, peuvent repartir dans du recyclage. Cela signifie que, que ce soit votre ail, vos déchets de fruits et légumes ou toutes herbes que vous comptiez jetez… Stop ! Tous contribuerons à faire votre engrais.

La recette Engrais/Purin végétal – Pesticide – Herbicide

Faire un mélange de celles que vous ne vouliez plus, plongez-les dans de l’eau, et laissez-les macérer 3 à 4 jours en été en plein soleil à 10 à 15 jours dans les périodes plus fraîches de l’année, et dosez selon vos besoins :

  • Une dilution pour un bon engrais végétal : 1 pour 5 de votre macération dans de l’eau , et ce toutes les semaines dans votre jardin. Cela apportera tous les minéraux et oligo-éléments dont vos plantes ont besoin.
  • Autre dilution pour application en pesticide : 50%, sur les plants, les arbres. Certaines des plantes que vous aurez mis à macérer seront répulsives, d’autres par contre, viendront à bout des petits insectes dévastateurs. Et ce, sans polluer, sans abîmer vos futures récoltes. Uniquement par le pouvoir des plantes médicinales.
  • Et enfin une dilution pour application en herbicide : pas de dilution possible, c’est du pur. A pulvériser, sur vos mauvaises herbes, un jour bien ensoleillé. Ou pas ! Qu’avons-nous dit plus haut ? Au lieu de tuer les mauvaises herbes, servons-nous en … en engrais par exemple ! Ça y est, vous avez compris, tout l’intérêt d’avoir un jardin botanique travaillé en permaculture.
    RIEN NE SE PERD, TOUT SE TRANSFORME !

L’Oignon, au potager :

Avec l’ail, se sont nos deux meilleurs amis santé. Dans tous les plats, ils nous garantissent forme et vitalité. Et au jardin, rien de mieux que de mettre une rangée d’oignons entre deux rangées de tomates par exemple. Son odeur soufré fait fuir les nuisibles de notre potager. A ce sujet, le soufre contenu dans l’oignon, comme dans l’ensemble des plantes médicinales de la même famille des Brassicacées, permet d’assécher toutes « les colles » dans notre organismes. C’est-à-dire, que les aliments, contribuent au bon fonctionnement de notre système immunitaire. Autrement dit, ils assèchent les glaires, tant au niveau respiratoire, qu’intestinal ou encore urinaire. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas s’en privé.

Les Capucines, contre les pucerons :

Dans mon jardin botanique, j’apprécie d’avoir quelques pieds grimpants de Capucines. Elles sont délicates, très jolies, mais surtout, forment un appât de choix pour attirer les pucerons notamment. J’en mets par-ci, par-là. Les feuilles sont comestibles en salades, tout comme les fleurs. A ce propos, il ne faudra pas oublier de récolter les graines pour ré-ensemencer l’année suivante.

L’Origan, antibiotique naturel :

Vous connaissez ? L’origan, cette herbe aromatique qui parfume si bien les pizzas. Plus précisément, cette plante médicinale vaut de l’or. Je m’explique: en consommer chaque semaine vous protégera des bactéries et virus. Tant et si bien que son huile essentielle, bien que dermocaustique, a pour vertu d’être un antibiotique naturel.

La Lavande, odeur de Provence :

Reine du Sud de France, elle déploie ses arômes à travers la Provence. En effet, olfactivement, elle détend les stressés, dénoue les courbaturés et soulage les piqûres des vacanciers. Il est à noter qu’il existe de nombreuses variétés de Lavande : fine, aspic, super, grosso… huile essentielle lavande fine bio

La Mélisse, 100% sérénité :

Son huile essentielle est assez chère, en revanche vous pouvez cueillir dans votre jardin botanique cette si fragile plante médicinale. Une fois coupée, il faut la mettre à infuser, avant qu’elle ne perde une partie des ses vertus calmantes. Son goût délicatement citronné fera une infusion de choix en fin d’après-midi pour préparer la nuit.

L’Aloe vera, pansement naturel :

Non celui que l’on boit dans les régimes, mais en revanche, celui dont on coupe une feuille. Il ne faut pas oublier que c’est une des plantes médicinales qui guérit en voie cutanée toutes irritations ou brûlures. Elle grandira à l’abri de la lumière directe. L’Aloe vera aime notre région, car peu de pluie lui suffit. (Aloe vera bio)

L’Olivier, aux feuilles anti-cholestérol :

L’huile d’olive est riche en bon acides gras essentiels au bon fonctionnement cardio-vasculaire. Les infusions de feuilles sont un anti-cholestérol. Les olives apéritives, vertes ou noires, partagées entre amis se transforment aussi en tapenade.

Recette de la Tapenade :

  • Mixer 2 dents d’ail,
  • ajouter et mixer 2 mugs d’olives noires dénoyautées (évidemment),
  • une dizaine de filets d’anchois à l’huile,
  • 2 grosses cuillère à soupe de câpres au vinaigre,
  • additionné de quelques pincées d’Herbes de Provence,
  • et le final : émulsionner le tout avec de l’huile d’olive (l’équivalent d’un mug, soit 200ml) à incorporer petit à petit en filet d’huile.
  • Pensez aux croûtons !

Le Cassis, contre les allergies :

Il est vrai que le Cassis est un des fruits les plus riches en vitamines C. Mais les principes actifs du bourgeon en gemmothérapie sont 100 fois plus intéressants. En effet, il faut toujours avoir un pied de cassissier dans son jardin botanique. Le macérat mère de bourgeons reste le plus puissant anti-inflammatoire naturel. À tel point que c’est à partir de ce dernier qu’ont été extrait les principes actifs pour en faire le médicaments allopathique que nous connaissons bien, à savoir la Cortisone. Sans effets secondaires, le macérat de bourgeon de Cassis contribue à améliorer, et ce, de manière significative, les douleurs. Il est utile également, dans les allergies, en qualité d’anti-histaminique : œdème de Quincke, rhume des foins, etc.

La Menthe, excellente en gateau :

Après réflexion, la Menthe que je préfère dans mon jardin botanique est la Menthe poivrée dites Chocolat. Elle est fraîche, et elle a ce goût bien caractéristique du Chocolat. De quoi préparer bon nombres de gâteaux, notamment des flans. Certes, il ne faudra pas laisser les feuilles dans le dessert, au détriment que ce dernier soit immangeable. Mais plutôt, à laisser infuser dans du lait (végétal de préférence, vos intestins vous en remercierons) à froid ou jusqu’à ébullition.

La Verveine, la tisane Zen :

Le choix s’offre à vous en qualité de plantes à mettre dans votre jardin botanique. Soit vous optez pour la Verveine officinale qui infusée, elle vous aidera à faire baisser la fièvre. Soit vous optez pour la Verveine citronnée. Certainement meilleure en goût, elle vous aidera à vous endormir plus facilement ou à vous détendre dans la journée. A ce jour, je n’ai que la dernière dans mon jardin. En qualité de plantes médicinales, je préfère de loin la Reine des près à la Verveine officinale.

La Reine des prés, aspirine naturelle :

Qui n’a pas un tube d’aspirine chez lui ? A l’exception des personnes comme moi, qui connaissent la Reine des prés : aspirine naturelle, sans les effets secondaires. Puisque c’est bel et bien à partir de cette plante qu’ont été extrait les principes actifs pour constituer l’aspirine de nos pharmacies. Facile à faire pousser pourvu qu’elle est de l’eau et soit à mi-ombre. Au fond, elle apprécie les bords de cours d’eau.

Le Pommier, mangez ses fruits :

Au risque de vous surprendre, le Pommier entre dans la liste des 148 plantes médicinales autorisées en vente libre. Voici le lien pour la consulter : www.legifrance.gouv.fr/ .
A première vue, cela reste un fruit. Ne vous y trompez pas ! C’est bien plus que ça… Les pommes sont riches en fibres pour faciliter le transit intestinal. Riches en minéraux et oligo-éléments. Fruit d’automne et d’hiver. Et 1 pomme manger par jour le soir à la fin du repas améliore l’endormissement. Outre cela, en gemmothérapie, le Pommier est conseillé en cas d bouffées de chaleur.

Les Baies de Goji, faites le plein de vitamine :

Semblablement au Cassis, les Baies de Goji (plante arbustive) sont riches en Vitamines C.
4 ou 5 Baies de Goji suffisent en apport nutritif journalier, et ce, crues.
En pots ou bien en terre au fond de votre jardin botanique, vous pouvez faire comme moi, et chaque année bouturer des tiges. Après tout, c’est un bon exercice de bouturage pour débuter.

L’Aubépine, pour un cœur sans palpitations :

Voici une troisième plante médicinale dont ses fruits – les cynorhodons – contiennent de la Vitamine C. Ses fleurs et feuilles sont utilisées en infusions pour faire diminuer les palpitations cardiaques. Quant à la gemmothérapie, elle régule l’ensemble du système cardiaque : ni trop, ni pas assez.

Le Plantain, l’ami des randonneurs :

J’en ai de partout dans mon jardin. En botanique, c’est une grande plante médicinale. Vérifiez vous même sur Google, par exemple.
En ce qui concerne cette herbe, je vous révèle le secret pour garantir une randonnée à pieds sans échauffements, ni ampoules. Aïe, ça fait mal !
Grâce à une feuille de Plantain posée sur la voûte plantaire de chaque pieds et derrière les talons, vous marcherez en toute tranquillité.

Le Pissenlit, salade diurétique :

En un mot : salade. L’alimentation santé est la clé de notre bonne santé. Donc, consommez-la en salade. Les fleurs sont également comestibles, à tel point que l’on en fait du vin médicinal ou encore une gelée de pissenlit. Sous réserve de bien les laver. Le Pissenlit est une plante médicinale réputée pour drainer les toxines des reins et de la vessie. Excellent diurétique !

Ainsi donc, nous pouvons tous avoir un jardin botanique de plantes médicinales.
Dans les grandes lignes, je vous ai présenté ce que je fais pousser dans mon jardin. D’autres plantes y poussent également de façon spontanées : le chiendent, par exemple ou les ronces ou le lierre ou…

En conclusion, je vous rappelle quelques règles à respecter au jardin :

  • Travailler sa terre, l’amender
  • Rien ne se perd, tout se transforme
  • Les produits cueillis dans notre jardin botanique sont notre alimentation santé
  • Veiller à étiqueter les plantes médicinales
  • Réfléchir à la cohérence des lieux de culture et des plantes entre elles
  • Pratiquer la méditation du jardinier : observer et être logique

Le reste, fait parti de votre expérience.

Une réflexion au sujet de « 28 plantes médicinales : Comment créer un jardin botanique ? »

  1. Bonjour
    Excellent blog ! je vous suis depuis un moment car vous apportez de vrai conseil!
    je vous partage ce livre qui m’a beaucoup aidé !
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    Bonne santé à tous!

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